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PSG : Luis Enrique, le décor est déjà planté
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Publié 20/08/2023 à 23:50 GMT+2
Luis Enrique a une personnalité bien trempée et la Ligue 1 n'a pas attendu bien longtemps pour le vérifier. Les déclarations de l'entraîneur du PSG, notamment celles qui ont suivi le nul concédé à Toulouse samedi (1-1), montrent à quel point le technicien espagnol est attaché bec et ongles à sa philosophie de jeu. Comme elles traduisent son goût peu prononcé pour les médias.
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Video credit: Eurosport
Luis Enrique n'a pas changé en débarquant au PSG. C'était prévisible. Sa carrière, comme joueur et comme entraîneur, est celle d'un homme entier, prêt à aller au bout de ses idées quelles que soient les circonstances, et ce que les autres peuvent en penser. Un mois et demi après son arrivée dans la capitale, l'Asturien ne dégage pas une autre impression. L'été mouvementé du club parisien et son début de championnat mitigé, avec deux nuls face à Lorient (0-0) puis à Toulouse samedi (1-1), ont justement confirmé la tendance.
Le scénario était écrit dès sa nomination. Attaché à une philosophie de jeu très marquée, l'Asturien est un adepte du jeu de possession qui a affiché ses vertus et ses limites. L'élimination de l'Espagne face au Maroc lors du dernier Mondial, son dernier match à la tête de la Roja, en a été un symbole poussé à la caricature. Qu'il soit parvenu à faire du PSG une équipe qui maîtrise déjà ses principes en seulement un mois et demi est une performance. Remarquable d'ailleurs, tant Paris ne semblait dégager aucune identité collective sur la deuxième moitié de la saison passée.
Il sait où il veut aller
Luis Enrique partait de loin, et il est loin d'être arrivé. C'est le premier constat qui s'impose après les deux premières sorties de son équipe en Ligue 1. Le deuxième, c'est qu'il sait où il veut aller. Quitte à ce que sa vision puisse sembler divergente, voire opposée à celle des observateurs. Beaucoup d'entre eux ont vu un PSG plus séduisant en seconde période au Stadium, avec une capacité de changement de rythme qui lui faisait défaut jusque-là grâce aux entrées combinées de Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé. Pas lui. Et il n'allait pas se priver de le dire à sa manière. Frontale.
Le message peut difficilement être plus clair. Et sensé, aussi. Paris n'avait pas marqué contre Lorient et lors de la première heure contre Toulouse, mais sa maîtrise collective était indéniable. Tant dans la circulation que dans la récupération du ballon, avec une qualité et une coordination dans le pressing qui tranchent radicalement avec le PSG de la saison passée. Le champion de France a été plus incisif avec les entrées de Dembélé et Mbappé, mais il aussi été beaucoup plus souvent en danger dans les transitions. Paris n'a plus dégagé la même solidité, ni la même cohérence.
Déranger les romantiques, il y est habitué
Ce n'est pas la vision de Luis Enrique. Il prône le contrôle, souvent au détriment de la folie. Quitte à déranger les plus romantiques. Il y est habitué. Les critiques qui accompagnent ses premiers pas avec le PSG ne sont pas bien différentes de celles qu'il a essuyées avec l'équipe d'Espagne, où dans les moments creux de son passage au FC Barcelone. Il ne dérogera jamais à ses principes pour autant. Tant dans son plan de jeu que dans sa stratégie de communication. Ce qu'il a dit à la presse, il l'a répété au micro du club, dans un discours un brin plus lissé mais tout aussi tranché.
L'exercice médiatique n'a jamais été sa tasse de thé. Ses prises de paroles depuis qu'il a pris place sur le banc du PSG ne laissent pas transparaître le contraire. Le contexte s'y prêtait aussi. Le cas Kylian Mbappé en particulier. Sa décision de laisser le Bondynois sur le banc face à Toulouse, alors qu'il été pressenti pour débuter, a suscité les interrogations. Sa réponse a été sèche. "La présence de Mbappé sur le banc au coup d'envoi ? Je sais que vous aimez ces questions un peu polémiques mais moi et mon staff nous allons continuer de gérer ça comme il nous plaît." Dans les actes comme dans le texte, Paris a déjà un bel aperçu du personnage qu'est Luis Enrique.
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